Résultats de l'enquête réalisée en 2015 par la Fédération des Centres de Gestion Agréés sur les petites entreprises de l’artisanat, du commerce et des services


Secteur par secteur, profession par profession, voici les résultats de l'enquête réalisée par la Fédération des Centres de Gestion Agrées, en partenariat avec le réseau des Banques Poplulaires, au sujet petites entreprises de l’artisanat, du commerce et des services pour l'année 2015.

Les tops

  1. Les magasins de meubles : + 3,7
  2. Les agences immobilières : + 3,4 %
  3. Les cavistes : + 2,8 %

 Les flops

  1. Les studios photo : - 7,8 %
  2. Les entreprises de carrelage-Faïence : - 5,2 %
  3. Les entreprises de platerie-staff-décoration : - 4,7 %

QUELQUES SIGNES DE CONVALESCENCE, MAIS TOUJOURS DANS UN ÉTAT CRITIQUE !
Tel pourrait être le bulletin de santé 2015 des petites entreprises du commerce, de l’artisanat et des services.  Avec un indice moyen d’activité en recul de 1,7 % (contre - 3,2 % un an plus tôt), la situation économique des petites entreprises reste globalement fragile, malgré les tendances encourageantes observées dans certaines professions.
Sur les 11 familles professionnelles dont les revenus ont été passés au crible par les statisticiens de la FCGA, 5 enregistrent un chiffre d’affaires à la baisse, tandis que 6 améliorent relativement leurs performances en se  contentant, toutefois, de diminuer le volume de leurs pertes.

QUATRE ENSEIGNEMENTS À RETENIR
Tous les secteurs analysés affichent des taux d’activité négatifs entre - 0,2 % (Equipement de la maison) et - 3,4 % (Equipement de la personne) qui traduisent soit des reculs nets, soit des mouvements d’amélioration relative par rapport à l’année précédente. Pas un seul taux sectoriel positif cette année.
L’artisanat du bâtiment, locomotive économique des TPE, se redresse difficilement (- 2,7 % contre - 7,5 % en 2014). Presque toutes les professions du secteur améliorent relativement leur chiffre d’affaires sans pour autant renouer véritablement avec la croissance.
Le commerce de détail alimentaire est le secteur qui concentre le plus grand nombre de professions qui présentent un chiffre d’affaires positif. 4 sur 9 affichent un taux d’activité au-dessus de zéro : vins et spiritueux (+ 2,8 %), fruits et légumes (+ 2,5 %), poissonnerie-primeurs (+ 1,4 %) et crémerie-fromagerie (+ 0,4 %). Dans ce dernier cas, la tendance réelle est toutefois moindre comparativement à celle de l’année précédente (+ 2,4 %).

Aucun des 11 secteurs sondés ne peut se prévaloir d’une véritable progression d’activité en 2015. Même s’ils font relativement « mieux » qu’en 2014, pour la plupart d’entre eux, ils ne parviennent pas à rompre, pour autant, avec la tendance négative qui bride le développement de leur chiffre d’affaires.

LE PALMARÈS DES SECTEURS
6 secteurs améliorent relativement leurs performances :

  • L’équipement de la maison : - 0,2 % (contre - 4,5 % en 2014),
  • Les services : - 0,4 % (contre - 3,7 % en 2014),
  • Les cafés, hôtels et restaurants : - 0,8 % (contre - 1,3 % en 2014),
  • Les métiers de la santé : - 1,0 % (contre - 1,3 % en 2014),
  • L’artisanat du bâtiment : - 2,7 % (contre - 7,5 % en 2014),
  • L’équipement de la personne : - 3,4 % (contre - 3,8 % en 2014).

 

5 secteurs enregistrent un chiffre d’affaire en recul :

  • La vente et la réparation auto : - 2,8 % (contre - 1,5 % en 2014),
  • Les transports : - 2,6 % (contre + 0,3 % en 2014),
  • La culture et les loisirs : - 2, 1% (contre - 1,9 % en 2014),
  • Le commerce de détail alimentaire : - 0,8 % (contre + 0,2 % en 2014),
  • La beauté-esthétique : - 0,4 % (contre - 0,1 % en 2014).

LE HIT-PARADE DES PROFESSIONS
Sur le podium

1. LES MAGASINS DE MEUBLES : + 3,7 %
Les commerces indépendants spécialisés dans la vente de meubles domestiques tirent clairement profit du redémarrage inattendu de ce marché. Selon une note de conjoncture de la Fédération française du négoce de l’ameublement et de l'équipement de la maison (FNAEM), 2015 est l’année  de  la  reprise pour les professionnels du meuble. Après trois exercices de recul consécutifs (- 3,0 % en 2012, - 2,9 % en 2013 et - 1,5 % en 2014), le secteur retrouve enfin le chemin de la croissance et voit ses ventes progresser de 2,4 % sur l’ensemble de l’exercice pour atteindre les 9,34 milliards d’euros TTC.

2. LES AGENCES IMMOBILIÈRES : + 3,4 %
Portée par la hausse des transactions, l’activité des agences immobilières s’envole en 2015. Après une stabilité au 1er semestre (entre 695 000 et 700 000 sur 12 mois glissants), le volume des transactions a augmenté de façon continue et rapide depuis le mois de juin selon la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM). Jusqu’à atteindre et peut-être même dépasser les 800 000 ventes en 2015, ce qui équivaut à une hausse de 15,6 %. Une aubaine pour les professionnels du secteur dont le chiffre d’affaires progresse de 3,4 % (contre - 9,4 % un an plus tôt).

3. LES CAVISTES : + 2,8 %
C’est la plus forte hausse d’activité du commerce de détail alimentaire en 2015. Les cavistes réalisent une bonne performance (+  2,8 %, contre - 1,9 % un an plus tôt) dans un contexte pourtant marqué par une baisse constante du nombre de buveurs réguliers de vin. C’est ce que démontre une récente étude de France Agrimer sur la consommation de cette boisson profondément liée à l’identité culturelle française. Majoritaires (51 %) en 1980, les « buveurs réguliers » ne représentent plus que 16 % des consommateurs en 2015. Une population plutôt âgée et masculine.

Et aussi
Les commerces de fruits et légumes (+ 2,5 %, contre - 2,1 % en 2014), les poissonniers primeurs (+ 1,4 %, contre + 0,0 % en 2014), les fleuristes (+ 0,4 %, contre - 4,6 % en 2014).

LES FLOPS
Dans le rouge

1. LES STUDIOS PHOTO : - 7,8 %
L’avenir s’assombrit pour les studios photo traditionnels… La profession figure, pour la seconde fois consécutive, dans les trois premiers flops de l’année (- 7,8 %, contre -  8,9 % en 2014). Les particuliers, qui disposent aujourd’hui d’outils numériques parfaitement fiables, réalisent eux-mêmes leurs travaux (retouches, montages, tirages éventuels…) et prises de vue (événements familiaux, fêtes…) et font donc de moins en moins appel aux services des professionnels. Ces derniers tentent de se repositionner sur de nouveaux concepts, plus attractifs : livres cadeaux, objets de communication, restauration et numérisation de photos anciennes…

2. LES ENTREPRISES DE CARRELAGE-FAÏENCE : - 5,2 %
Même si la profession améliore relativement son activité en 2015 (- 5,2 % contre - 12,1 % en 2014), elle apparaît néanmoins - et  pour la troisième fois consécutive - parmi les pires résultats de l’année.
Deux  facteurs peuvent expliquer cette contre-performance : le manque de chantiers dans le neuf et l’essoufflement du marché de l’entretien-rénovation dans l’ancien. Une double menace qui affaiblit, d’ailleurs, la plupart des autres corps de métiers de l’artisanat du bâtiment.

3. LES ENTREPRISES DE PLATRERIE-STAFF-DECORATION : - 4,7 %
La situation se détériore encore en 2015 dans ces entreprises artisanales du bâtiment : - 4,7% contre - 2,1 % l’année précédente. A l’instar des carreleurs, ces professionnels subissent directement les effets de la raréfaction des chantiers sur le marché du neuf comme dans l’ancien. Toutes les professions du bâtiment, malgré les améliorations  relatives  constatées  chez  certaines  d’entre  elles, souffrent de ce déficit chronique de commandes.

Et aussi…
L’électricité (- 3,8 %, contre - 8,7 % en 2014), le commerce de cycles et scooters (- 3,8 % contre + 1,4 % en 2014), l’horlogerie-bijouterie (- 3,4 % contre - 3,9 % en 2014), le terrassement-travaux publics (- 3,6 % contre - 6,6 % en 2014), la peinture (- 2,9 %, contre - 7,9 % en 2014), la chaussure (- 2,7 % contre - 2,4 % en 2014).

Publié le 27 avril 2016 à 20:58:53 dans Informations utiles sur le commerce | Commentaires (0) |

Retour sur le colloque sur le financement des TPE qui s'est déroulé le 15 janvier dernier


La Banque de France a tenu le 15 janvier 2016 un Colloque sur le financement des TPE, en association avec la Fédération des Centres de gestion Agrées.
François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France, a indiqué que la Banque de France a indiqué que sno institution est résolument engagée aux côtés des TPE, au niveau central mais aussi «sur le terrain» grâce à sa présence en Région. Il a par ailleurs souligné l’importance du développement des TPE pour la croissance et l’emploi. Mais pour ce faire, il faut une volonté d’investir et un financement suffisamment large. Trois axes de progrès, concernant respectivement la Banque de France, les banques et les entreprises et administrations clientes, paraissent donc nécessaires.

La Banque de France
François Villeroy de Galhau a annoncé qu’au sein de chaque succursale de la Banque de France, un Correspondant TPE allait être nommé. Le Correspondant TPE sera un premier point de contact, avec pour mission d’écouter les responsables de TPE en qualité de tiers de confiance, de diffuser les outils d’information, de comprendre dans leurs grandes lignes la nature de leurs besoins. Il orientera ensuite, en tant que de besoin, les dirigeants de TPE qui le souhaitent vers les réseaux professionnels, qui, eux, délivreront le support adapté : centres de gestion agréés, ordre des experts-comptables, associations d’accompagnement du micro-crédit,… Le nouveau dispositif de la Banque de France sera totalement opérationnel à l’automne 2016.En outre, la Banque de France mettra, à l’automne 2016 également, à disposition de l’ensemble des entreprises, un outil d’analyse et de simulation dénommé OPALE, permettant notamment, avec une portée pédagogique, à un dirigeant d’apprécier la situation financière de son entreprise.

Les banques
Le Gouverneur a demandé que les 5 engagements, très pertinents, pris par les banques en conclusion du rapport 2014 de l’Observatoire du financement des entreprises soient pleinement mis en oeuvre. Il a par ailleurs souhaité que les glossaires et autres supports didactiques, établis notamment par la Fédération bancaire française à l’intention des TPE, connaissent la diffusion la plus large possible.

Les entreprises et administrations clientes
François Villeroy de Galhau a appelé à une reprise de la réduction des délais de paiement, lesquels constituent un obstacle majeur au fonctionnement et au développement des TPE. La Banque de France a indiqué participe activement à toutes les réflexions et actions en ce sens, et portera une grande attention aux progrès que l’ensemble des débiteurs, publics et privés, doivent accomplir en ce domaine. 

Publié le 19 janvier 2016 à 21:32:54 dans Informations utiles sur le commerce | Commentaires (0) |

Le bon commerçant, un guide simple et court pour redynamiser les commerces


Le bon commerçant est un guide de 36 pages proposant des solutions pour redynamiser les commerces. Ce guide sera mis en vente très prochainement sur Internet sous format ebook.
L'équipe du bon commerçant est actuellement à la recherche de partenaires pour son démarrage.

Si vous êtes intéressés : Tél. 06 87 18 18 50 / https://www.facebook.com/leboncommercant

Publié le 16 octobre 2015 à 13:09:02 dans Informations utiles sur le commerce | Commentaires (0) |

Informations utiles sur le commerce

Publié le 13 janvier 2015 à 16:55:05 dans Informations utiles sur le commerce | Commentaires (0) |

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Publié le 13 janvier 2015 à 16:53:48 dans Informations utiles sur le commerce | Commentaires (0) |

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